La géothermie : une chance pour Djibouti
Définition
La géothermie ou chaleur de la terre représente une ressource naturelle qui peut être appréciée comme toutes les énergies renouvelables. La chaleur qui la compose provient de la désintégration des éléments radioactifs contenus dans les roches des profondeurs. La république de Djibouti qui fait partie des zones du grand rift africain se trouve dotée de grands gisements géothermaux. Les caractéristiques de cette énergie sont nombreuses ; on a notamment le fait qu’elle soit la seule énergie indépendante du climat, que les centrales géothermiques ne rejettent aucun polluant ni dans l’atmosphère ni en surface ou encore que le temps réel de leurs productions dépasse les 98%. Aujourd’hui le contexte énergétique mondial est plutôt favorable à la géothermie en raison de la disponibilité des ressources pétrolières de plus en plus menacée par des facteurs géologiques, économiques ou stratégiques.
Situation
Le relief de Djibouti, sa situation géologique et sa faible superficie ont permis l’exploration assez aisée de ses ressources géothermiques sur la majeure partie du territoire. Le potentiel géothermique techniquement exploitable dans les zones djiboutiennes est actuellement estimé entre 350 et 650 MW. La capacité économiquement exploitable pour la seule région d’Assal- Goubet est supérieure à 100 MW et se trouve largement au dessus des besoins actuels du pays. Les études sur le territoire ont montré l’existence de deux types de réservoirs ; l’un profond (au delà de 2000 m de profondeur avec une température de plus de 350°C) et l’autre superficiel (entre 300m et 600m avec une ressource à 200°C)
Il existe aujourd’hui ARGEO ; une initiative régionale lancée à Djibouti en mars 2004, soutenue et initiée par plusieurs organismes multilatéraux et bailleurs de fonds et qui constitue une chance historique de voir surgir des profondeurs des sols djiboutiens l’instrument de l’indépendance énergétique.
Perspectives
Djibouti possède donc par ce fait des ressources hautes températures disponibles pour la production d’électricité, ainsi que des ressources géothermiques basses et moyennes énergies pour des usages directs tels que la production de froid négatif ou la climatisation. Les régions d’Assal, de Dikhil, d’Obock et d’Arta étant des zones assez riche, pourraient permettre la production par utilisation directe du fluide géothermal
La région d’Assal étant prometteuse peut fournir une première tranche de 30 MW ; les études faites sur la région d’Obock font que à court terme il y a une possibilité de projeter une centrale géothermique pilote de 5 MW.
La hausse vertigineuse des prix du pétrole et le constat général que cela ne fera qu’augmenter dans le futur nous incite à réfléchir sur les voies et les moyens de se soustraire à cette crise. La géothermie constitue pour cela le meilleur instrument pour concrétiser notre indépendance énergétique.