Le Domaine de l’Assurance = Un Secteur en Expansion

Le Cadre Juridique

Depuis 2001, le secteur des assurances de Djibouti a été mis au niveau des autres marchés d’assurance du monde tant dans l’organisation  et le fonctionnement qu’au niveau réglementaire.  Il existe un contrôle de l’Etat doté des pouvoirs d’investigation les plus étendus pour vérifier la conformité des comptes des sociétés d’assurance et apprécier leur solvabilité.

Cette nouvelle loi pose quelques règles de principe sur l’agrément des représentants des sociétés d’assurance  étrangères ou la production de certains états statistiques qui définissent : les conditions juridiques et financières exigées pour l’octroi de l’agrément ainsi que le régime financier qui a pour objectif de garantir à toute époque la solvabilité des entreprises d’assurances.

La réglementation de 2001 accorde 50%  au moins du capital social aux investisseurs nationaux, interdit la délocalisation des risques et instaure la domiciliation de l’assurance des importations.

Sur le plan macro-économique, cette nouvelle réglementation et en particulier la règle de localisation des actifs représentant les provisions techniques obligent les assureurs à jouer réellement leur rôle d’investisseurs institutionnels dans le respect des règles prudentielles de leur profession. Une perspective d’intégration grandissante a permis à la république de Djibouti la mise en œuvre en 2003 du régime de la carte jaune COMESA. Cette carte jaune est une carte régionale d’assurance de responsabilité civile automobile qui confère toutes les garanties exigées par la réglementation en vigueur dans le pays d’accueil pour résoudre le problème de l’indemnisation des victimes d’accidents de la route causés par les véhicules en transit.

Perspectives d’avenir

Cette modernisation du secteur des assurances devrait se poursuivre dans les prochaines années avec le renforcement du contrôle de l’Etat, et le développement du marché de l’assurance. En effet, les assurances de personne comme l’assurance-vie ou l’assurance maladie pourrait palier les insuffisances du système de prévoyance publique et dégager une épargne à long terme capable de contribuer au financement du développement économique. Sur le plan macro économique,  les sociétés d’assurance, investisseurs institutionnels, contribueront de plus en plus au financement du développement socio-économique par le biais des placements de leurs importantes provisions techniques.( 1.7 milliards FD  au 31/12/2005)