Secteur primaire 

Attirer les investissements 

Le centre Kulan a abrité  un atelier sur la promotion des investissements dans le secteur primaire. Conjointement organisé par les ministères respectivement en charge de l'Agriculture et de la Promotion des Investissements, le colloque a réuni autour d'une même table des financiers locaux, des acteurs institutionnels et promoteurs privés du secteur. Notons la présence de l'élu consulaire Saïd Omar Moussa aux côtés du ministre Abdoulkader Kamil Mohamed qui a prononcé un discours aux termes évocateurs sur ce sujet d'intérêt national en guise d'ouverture de séance.

 L'allocution de cette personnalité publique est suivie d'une pause café. Après des brefs moments de détente, place aux présentations du secrétaire général du ministère de l'Agriculture, Djama Mahamoud Doualeh, et le directeur général de l'ANPI, Mahdi Absieh Darar, qui ont servi d'animateurs de débats de la séance. L'un a évoqué les potentialités du secteur primaire djiboutien. L'autre a mis l'accent sur les mécanismes d'accompagnement et les facilités administratives ou fiscales qui ciblent les investisseurs potentiels en République de Djibouti.

Ensuite, les deux hauts fonctionnaires ont donné la parole aux représentants des sociétés domiciliées à Djibouti ville et opérateurs privés issus des régions de l'intérieur qui sont versés dans l'exploitation des terres arables, l'élevage et la pêche. Les seconds personnages ont interpellé les financiers  présents dans la salle sur leurs difficultés d'accès aux crédits du Fonds de Développement Economique de Djibouti et des banques commerciales de la place. Ce qui a provoqué des échanges forts intéressants autour de la question.

Puis, les discussions ont débouché sur les lignes de financements que l'ADDS peut mobiliser au profit des promoteurs des micros projets et les alternatives aux coûts abordables comme l'énergie solaire qui assurent un développement durable des activités du secteur primaire.

Ceci pour dire que les organisateurs de l'atelier ont atteint leur premier objectif qui visait à dégager une réflexion commune et relative aux conditions qui servent le nécessaire accroissement de la production nationale. Un défi que les représentants des pouvoirs publics et autorités compétentes, les opérateurs privés et les potentiels investisseurs de ce pan entier de l'économie nationale doivent relever ensemble dans l'optique du renforcement de la sécurité alimentaire du pays.

Il s'agit maintenant pour les principaux concernés d'unir leurs efforts en vue de créer une base de données et mettre en place une plate-forme de suivi. Ce sont là deux exigences que les uns et les autres doivent satisfaire de concert pour mieux attirer les investissements dans le secteur primaire. 

Source La NAtion

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