Le rôle de l’Agence dans l’Economie nationale :

            L’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements est chargée de mettre en œuvre la politique du Gouvernement relative à la promotion des investissements sur le territoire national en tant que structure d’appui aux entreprises et aux promoteurs.

L’agence gère le Code des Investissements qui offre de nombreux avantages fiscaux tels que l’exonération des droits et taxes, déduction des bénéfices imposable de l’assiette de l’impôt, prime d’investissements. 

            L’ANPI c’est aussi le point focal des entreprises pour toutes les démarches administratives. En ce sens le principal souci de l’agence dans le cadre des activités de son Guichet Unique est d’offrir un service d’assistance personnalisé à tous les niveaux en réduisant avant tout les procédures administratives auxquelles sont confrontées la plupart des investisseurs dans les différentes phases de leurs projets. 

            Un dispositif de Suivi et d’accompagnement destiné à soutenir le promoteur, veille également à la réalisation et surtout à l’exécution des engagements pris par les promoteurs.

Par ailleurs dans le cadre de la promotion de l’investissement et du développement de la connaissance du territoire djiboutien, l’ANPI met en avant l’environnement incitatif et les possibilités d’investissement en étudiant les secteurs porteurs. L’agence enregistre un bilan positif en ce qui concerne l’évolution des sociétés agréées. En effet, dans le contexte général de croissance que connaît le pays, l’environnement des affaires très encourageant que met en avant l’agence a porté ses fruits et continue d’attirer des investisseurs nouveaux à la recherche des nouvelles opportunités. 

 L’ÉCONOMIE NATIONALE

            Le développement du secteur privé est retenu comme un facteur de croissance économique à Djibouti. La croissance économique enregistre une évolution favorable avec un PIB de 4.2% en 2006 alors qu’en 2005, la croissance réelle du PIB était de 3,2%.

La politique ambitieuse de la promotion des investissements étrangers témoigne donc de la justesse du développement économique qui porte ses fruits avec une croissance significative de l’économie nationale. Le taux d’investissement à Djibouti représente 30.1% du PIB en 2006 contre 19% seulement en 2005.

            Pour assurer les IDE (Investissements Directs Etrangers) contre les risques pays, la République de Djibouti a signé la convention avec la MIGA le 30 janvier 20 06, qui par la suite est adoptée par le Parlement le 28 juillet 2006. Djibouti est devenu le 170e membre effectif depuis le 12 Janvier 2007. La MIGA (l’Agence Multilatérale des Garanties des Investissements)  est l’une des institutions membre du groupe de la Banque Mondiale.

Elle a pour mandat d’encourager l’investissement direct en offrant aux investisseurs et aux prêteurs  des services d’assurance contre les risques politiques (par le biais de ses garanties) et en aidant les économies émergentes à attirer les investissements privés.

            Entre 2004 et 2006, le montant des IDE a été multiplié par deux. Principal moteur de la croissance économique ces dernières années, l’investissement privé a connu une ampleur considérable. Cette évolution a permis à Djibouti de consolider les performances réalisées dans le domaine des IDE et ce compte tenu d’une façon générale de leur impact sur le développement socio-économique du pays.

1. STRATEGIE  ET CADRE MACROECONOMIQUE A COURT ET MOYEN TERME :

            La stratégie repose sur une vision de long terme visant à exploiter les atouts stratégiques du pays, sa localisation géographique et son port. Le développement de ses ressources humaines permettra d’améliorer de façon radicale la compétitivité de l’économie et lui assurer une insertion bénéfique dans l’économie mondiale.

            Dans ce contexte, la volonté du Gouvernement Djiboutien était de poursuivre voire consolider, au cours des années à venir, les importants efforts entrepris en faveur d’un équilibre financier à court et moyen terme sur la base d’un nouveau programme PSF. Les principaux objectifs de ce programme sont :

(a) renforcer les efforts d’assainissement budgétaire ;

(b) approfondir le programme des réformes structurelles ;

(c) traiter avec rigueur les questions de la bonne Gouvernance et de Corruption ; afin d’atteindre un niveau de croissance économique élevé et durable, diversifier son économie, faire reculer sensiblement la pauvreté et parvenir à une viabilité financière durable.

            Par ailleurs, le Gouvernement reste convaincu que la lutte contre la pauvreté et le rétablissement d’une croissance économique forte et durable passent par la poursuite d’un programme de réformes axé sur la mise en place d’un environnement macroéconomique et structurel favorable ayant comme objectifs :

ü     Adopter une politique budgétaire à court et moyen termes susceptibles de réduire les vulnérabilités financières tout en améliorant la composition des dépenses publiques à l’appui de la croissance et de la réduction de la pauvreté ;

ü     Une croissance induite par le secteur privé avec la promotion d’un environnement attractif pour l’investissement privé. La stratégie poursuivie repose sur trois axes :

(i)     la mise en place d’un cadre juridique favorable à l’investissement privé ;

(ii)   l’amélioration de l’environnement du travail :

(iii)   la poursuite des réformes visant à réduire les coûts des facteurs de production et améliorer la gestion des entreprises publiques et privées ;

ü     La consolidation des réformes structurelles basées sur la promotion du Genre, une administration efficiente et le renforcement de la bonne Gouvernance.

Dans ce contexte, les objectifs macroéconomiques fixés pour la période 2007/2010 consistent notamment à :

ü Assurer un taux de croissance moyen du PIB réel de 5 % soutenu par un niveau d’investissement public et privé élevé ;

ü Contenir l’inflation telle que mesurée par l’indice des prix à la consommation à 2 %, sauf  chocs exogènes au niveau international ;

ü Asseoir la gestion et le contrôle des finances publiques sur des bases solides, avec des efforts de modernisation de l’impôt et de renforcement de la chaîne des dépenses publiques qui seront poursuivis ;

ü Maintenir le service de la dette de l’Etat par rapport au PIB à 1.5% ;

            Cependant l’accélération de la croissance qui est au cœur de la réforme ne peut se concrétiser que si le secteur privé réagit favorablement aux réformes. Ces réformes structurelles fondamentales s’articuleront autour des principaux axes suivants :  ;

-         Pour les dépenses publiques, l’objectif est l’amélioration dans la gestion par un fonctionnement plus efficace des services publics productifs et des services sociaux : éducation (formation incluse) et santé (prévention et assainissement compris) 

-         Pour les réformes structurelles, l’objectif est l’amélioration de la compétitivité extérieure de l’économie avec l’adoption des nouveaux codes de travail, de commerce et des investissements

-         L’amélioration du système bancaire par le renforcement du contrôle et notamment l’introduction des nouvelles banques au cours de l’année 2006.

2. LES DONNEES DE L’ENSEMBLE DES SECTEURS D’ACTIVITE DANS L’ECONOMIE DJIBOUTIENNE :

a. L’évolution des secteurs primaires et secondaires :

            Les secteurs primaires et secondaires sont très peu développés. Leurs contributions au PIB s’élèvent respectivement à 5% et 15% en 2006. L’élevage est l’activité principale dans le milieu rural. Les projets actuellement entrepris par les pouvoirs publics oeuvrent pour dynamiser les exportations de bétails sur pieds en dotant la production de standards et de normes de qualité.

Finalement, chacun de deux secteurs a besoin de s’appuyer sur l’autre pour obtenir des résultats.

            Le secteur de la pêche :

            La pêche reste un secteur en croissance. Cette tendance s’est accentuée avec le port de pêche et un centre de formation sur le métier de la pêche. Ce secteur est défini comme secteur porteur dans l’économie du pays et procurer un chiffre d’affaire important grâce à un stock de poisson à haute valeur ajoutée vers des marchés plus rémunérateurs. Ainsi la pêche reste un secteur prometteur, vu l'importance des ressources halieutiques dont regorgent les côtes djiboutiennes.

            Le secteur des Mines et des ressources naturelles :

            C’est un secteur qui présente un taux de croissance faible (1% sur l’ensemble des secteurs d’activité). En effet, il reste comme même un secteur dynamique avec le développement de l’exploitation du sel ou encore le miel…etc.

            Le secteur Construction :

            Le secteur Construction suit une évolution favorable dans le temps (soit 29% de l’ensemble des secteurs). En effet, le progrès de ce secteur s’explique par la construction de Port de Doraleh et des logements sociaux.

            La croissance de ce secteur peut favoriser le développement du secteur industriel notamment l’industrie d’aluminium, de béton…etc. 

            Le secteur industriel :

            L’industrie représente un faible taux de pourcentage soit 1% dans l’ensemble des secteurs d’activité.

L’industrie représente 27% de l’ensemble des sociétés agréées en 2006. En effet l’industrie fait partie de secteurs retenus comme prioritaires. Pour contrecarrer la concurrence étrangère, les entrepreneurs ont décidé de fabriquer et commercialiser des biens sur place voire leur exporter. L’essor économique dans l’industrie connaît une évolution favorable. La création des usines d’eau, des céramiques, des marbres constitue la principale source d’investissement dans l’industrie.

            Ainsi l’investissement dans ce secteur d’activité présente un avantage concurrentiel pour tout entrepreneur qui souhaite investir dans l’industrie. Le Gouvernement soutient l’industrie de transformation qui représente le développement d’un tissu industriel.

            b. L’évolution du secteur tertiaire :

            L’économie djiboutienne s'articule autour du secteur tertiaire qui représente plus de 80% du PIB. La croissance économique est plus soutenue dans les services et le commerce que dans les autres secteurs d’activités. En effet, cela se traduit par  la hausse de la demande des ménages (tourisme…etc.), par le gain de productivité avec plus de main d’oeuvre dans le secteur tertiaire.

            La présence d'un port doté d'installations modernes, d'un chemin de fer, d'un Aéroport International et d'un réseau des télécommunications performants contribuent au développement des banques, du commerce, des assurances et des services liés au transports.

En parallèle, on constate une hausse de la demande de services des entreprises (restauration, entretien, gardiennage, sécurité, publicité, service, informatique, comptabilité…etc.).

            Le secteur Transport :

            Le secteur Transport regroupe le trafic routier, aérien et maritime. Le secteur Transport enregistre un taux de +14% sur l’ensemble du secteur d’activité, avec une forte variation à la hausse. La politique Gouvernementale incite les entreprises nationales à s’insérer sur le marché dominé par les sociétés éthiopiennes au niveau de transport routier.

En 2006, les sociétés de transport ayant bénéficiées des avantages du Code des Investissements représentent 5% de l’ensemble des sociétés agréées. La part de sociétés de transport a augmenté et passe à 9% en 2007.

A l’interdépendance économique entre Djibouti et l’Ethiopie, s’est ajoutée une demande constamment croissante de l’économie éthiopienne consommatrice de pétrole. Le trafic des marchandises éthiopiennes a restructuré la distribution des marchandises au PAID (Port Autonome International de Djibouti).

En parallèle, on pourra également citer la professionnalisation du secteur de transport urbain. En effet, la réglementation de transport en commun a abouti au développement des nouvelles sociétés.

            Le secteur Vente & Réparation :

            On constate une forte concentration dans le secteur Vente & Réparation avec 37%. En effet, on observe une régression du secteur de Ventes & Réparation à partir de 2005-2006. En effet, la demande ne suit pas l’offre sur cette période. Cette baisse est due à une forte inflation (+ 3%). Ce qui a entraîné un recul de la consommation totale des ménages djiboutiens.

Mais c’est un secteur porteur qui a besoin d’être soutenu, capable de dégager une forte valeur ajoutée.

            Le secteur Hôtels & Restaurants :

            L’évolution favorable du secteur Tourisme a une incidence directe sur le secteur Hôtels & Restaurants qui suit la même tendance que le secteur tourisme. En effet les excursions terrestres organisées par les différentes agences de voyage à travers le pays ont permis le développement des infrastructures hôtelières. Le secteur Hôtels & Restaurants représente 3% de l’ensemble de secteur d’activité. (Ex : Palace Hôtel Kempinsky).

Cette tendance pourra améliorer l’évolution du secteur Hôtels & Restaurants qui reste relativement faible. L’essor de ce secteur contribue également à la promotion de la production artisanale.

            Les sociétés de prestations de service :

            Le nombre des sociétés de service agréées représente une part importante de l’ensemble des sociétés bénéficiant des avantages fiscaux soit 32% en 2006. En effet, l’économie djiboutienne est essentiellement basée sur le service. C’est un secteur en expansion. Plusieurs entreprises publiques ou privées ont recours à la sous-traitance. C’est une nouvelle stratégie de développement. Cela a entraîné la création de sociétés nouvelles de prestations de service.

            3. ASSURANCE RISQUE PAYS :

            La MIGA a pour rôle d’établir la confiance auprès des investisseurs et aux prêteurs  des services d’assurance contre les risques politiques (par le biais de ses garanties) et en assistant les économies émergentes à attirer les investissements privés. La Miga fournit des garanties contre les risques dits « non commerciaux » ou politiques et les conflits entre les investisseurs privés et l’Etat.

L’Agence multilatérale de garantie couvre les risques politiques à savoir :

            - des risques de transfert

            - l’expropriation

            - risque de rupture de contrat

            -risque de guerre ou de troubles civils

Les garanties de la Miga portent également sur le capital, les prêts pour les actionnaires ou pour les commerciaux et en terme d’assistance technique surtout pour les agences nationales pour la promotion des investissements.